Le blog de Targuinca

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dimanche 31 mai 2009

Découvrez l'univers Netvibes de TARGUINCA

Grâce à Netvibes (portail personnalisable de flux d'actualités, gestions de favoris et autres gadgets web) Targuinca partage avec vous informations et actualités sur le Niger, la région d'Agadez, la solidarité...

dimanche 17 mai 2009

Vente au bénéfices des associations Nez Rouge et Targuinca

Des lycéens force de vente Paris Normandie, 7 mai 2009

Les élèves sont prêts à affronter la réalité du commerce sur le marché à la « demi-lune ».

LE PETIT-QUEVILLY.Les élèves du lycée Elisa-Lemonnier vendent des vêtements aujourd'hui sur le marché. Vingt-neuf élèves de bac professionnel et seize de CAP du lycée professionnel Elisa-Lemonnier, vont faire leurs premier pas dans la réalité des métiers de la vente aujourd'hui. Dans le cadre d'un projet visant à les mettre en situation réelle, ils ont préparé une vente de vêtements d'occasion qui se déroulera lors du marché hebdomadaire, aujourd'hui jeudi 7 mai, place du 8-Mai.
Appuyés par la municipalité qui a fourni l'emplacement, les jeunes commerçants d'un jour devront mettre en application la théorie acquise lors de leur cursus. En amont, ils ont collecté auprès de différentes sources des vêtements d'occasion qu'ils ont triés, répertoriés, étiquetés et auxquels ils ont redonné un aspect presque neuf.
Afin de se fixer un objectif, les lycéens se sont mis en contact avec deux associations, Nez Rouge, qui égaye les journées des enfants hospitalisés, et Targuinca, qui commercialise des bijoux fabriqués par les Touaregs au Niger. Les fonds recueillis par les jeunes seront reversés à ces deux organisations. Nul doute donc que ce matin, dans les allées du marché de « la demi-lune », résonneront des incitations à s'arrêter devant l'étal de ces futurs professionnels du commerce. Une bonne répétition générale avant de faire, à la fin de leur parcours, leur entrée dans la vie active.

Assemblée générale le 29 mai

0000029482-0_w_230_h_230.jpg L'assemblée générale de l'association TERRE MONDE TARGUINCA aura lieu le vendredi 29 mai 2009 à 19 h 30 à HOULBEC COCHEREL

L'ordre du jour sera le suivant :

  • Rapport moral de l'année 2008-2009
  • Rapport financier de l'année 2008-2009 et appel à cotisation
  • Projets pour l'année 2009-2010
  • Validation des modifications de statuts et du règlement intérieur
  • Élection du trésorier

mercredi 6 mai 2009

Article de Paris Normandie du 18 avril 2009 : Solidaires avec le peuple touareg - Ménilles

annick.jpg

Annick Destiné, la fondatrice de Targuinca, a lu d'émouvantes poésies touaregs

MENILLES. De nombreuses associations se battent pour défendre la cause des Touaregs du Niger.

Plusieurs associations se sont associées pour défendre la cause des Touaregs du Niger « Les exclus de leur terre ». Targuinca, l'association humanitaire qui se bat depuis plus de vingt ans à leurs côtés, la DNS (Dialogue Nord Sud), l'Aprel de Vernon, (une réflexion et une expression libre) et Grain de sel qui a offert la totalité de la recette de la conférence-débat « Touareg, un peuple, un destin confisqué », qui s'est déroulée dimanche à la salle du Moulin devant une assistance nombreuse. Le public a pu découvrir une exposition intitulée « La malédiction de l'uranium », mettant en évidence les conditions difficiles du peuple touareg, exploité depuis des décennies par Areva et d'autres société s internationales, qui épuisent le sous-sol du Niger en extrayant l'uranium. « Il faut l'exploiter à tout prix, cet or-foudre qui dort improductif comme le fut si longtemps l'or noir. Quel rôle joue-t-il niché sous les sables, dans l'équilibre de cette terre qui fut, en des temps antiques riches de vie humaine, animale et végétale ? La folie du profit et de la puissance a tout envahi », devait dire Christiane Roy dans son vibrant et sévère exposé. Ce coin de Sahara, « la terre du peuple de nomades devenu indésirable » est pollué par des poussières radioactives issues des entreposages des résidus d'extraction, des immenses montagnes de déchets.

D'émouvantes poésies « Sur un périmètre de plusieurs kilomètres autour des centres d'exploitation, la faune et la flore ont disparu, rendant tout pâturage impossible. » D'émouvantes poésies touaregs autour d'un thé saharien ont clôturé cette journée de solidarité. « Quand l'eau, avant de tarir, deviendra amère, quand le sable irradié nous brûlera les yeux, alors, mon peuple, il nous faudra partir ! »

Source : Paris Normandie

mardi 5 mai 2009

Aïr Info Journal n°95-96

  • Exploitation minière : les habitants du Niger payent au prix fort l'exploitation des mines d'uranium
  • Communiqué de l'ONG Aghir'man
  • Aderbissanet : Une dangereuse anarchie dans la création de villages
  • Secteur éducatif à Agadez : le retour rampant de la dictature
  • Etc...

mercredi 29 avril 2009

Bulletin d'information n°9 d'avril 2009

L’espoir de paix au Niger se confirme. Le 23 avril, le premier ministre nigérien, Seini Oumarou, a appelé les factions rebelles à déposer les armes. Il a souligné: "qu’on observait une tendance à l’accalmie avec le renoncement à la lutte armée par de nombreux éléments dissidents du M.N.J". Début avril, le ministre de l’Intérieur a affirmé de son côté que les rebelles, divisés en trois mouvements distincts, avaient accepté de participer à des négociations conduites en Lybie par Mouammar Kadhafi. Selon des images diffusées par la télévision nigérienne, lors des consultations à Tripoli, Aghali ag Alambo, président du M.N.J., a affirmé de son côté l’engagement de son mouvement et des autres groupes pour une paix durable au Niger. ecole.jpg Il est donc permis d’espérer que les négociations aboutissent. Cependant, il y a fort à parier que les rebelles ne se contenteront pas d’une amnistie qui les ramènerait à leur point de départ ; il faudra aussi et surtout que le gouvernement nigérien prenne en compte les revendications des différents mouvements.

Pourtant, comment imaginer qu'une paix durable s’installe au Niger tant que des milliers de personnes, essentiellement des jeunes, n’ont accès ni à l’éducation ni au travail ? Tous ces jeunes analphabètes, sans formation professionnelle et coupés des savoir-faire traditionnels, constituent une véritable pépinière pour des rébellions futures. Si le Niger veut vivre en paix, il lui faudra faire de l’éducation la priorité des priorités. Ce devrait être également un objectif à privilégier pour les différentes O.N.G., nigériennes ou étrangères.

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mardi 7 avril 2009

Rendez-vous dimanche 12 avril à Pannecé

Cliquez sur le flyer pour l'agrandir

samedi 4 avril 2009

Vers une médiation avec la rebellion?

Niger: vers une médiation avec la rebellion? RFI, le 4 Avril 2009 à 10:43

Une importante délégation gouvernementale est arrivée vendredi soir à Tripoli, composée notamment du ministre de l'Intérieur, du chef d'état-major personnel du président Tandja, mais aussi des différents corps de sécurité nigériens ; la délégation vient rencontrer plusieurs groupes touaregs entrés en rébellion en 2007 dans le nord du pays. Une rencontre qui tranche avec la position jusqu'ici intransigeante des autorités de Niamey : le président Tandja qualifiait encore récemment les rebelles du MNJ de « bandits armés et trafiquants de drogue ». La rencontre est donc en elle-même déjà un petit événement.

Depuis le début de la crise du Nord-Niger et de la création du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), en 2007, le pouvoir de Niamey a toujours refusé de parler de rébellion pour qualifier la résistance touareg, utilisant la formule consacrée, « des bandits armés et des terroristes ». Pour Niamey, la seule motivation de ces mouvements était d'obtenir et conserver la main mise sur les trafics d'armes et de cocaïne. Et durant des mois, des combats sans merci ont opposé les deux parties, terrorisant les populations locales et paralysant tout le nord, placé en état de guerre.

Les premiers frémissements d'un changement datent de février dernier, lorsque le gouvernement prend l'initiative d'organiser un forum pour la paix : officiellement, une rencontre entre les différents acteurs du nord du Niger mais aussi du Mali, pour échanger les expériences et trouver des solutions.

Dans la foulée, le guide libyen appelle le 15 mars les mouvements touaregs à déposer les armes et à rechercher la paix. Un groupe, issu du MNJ, se singularise : le Front patriotique nigérien, le FPN, qui accepte de renoncer à la lutte armée en contrepartie d'un cessez-le-feu et de l'ouverture de négociations avec le pouvoir.

Depuis quelques semaines, les principaux mouvements de rébellion nigériens, le MNJ mais ausi le FFR de Rissah ag boulah, sont à Tripoli dans l'attente d'une hypothétique rencontre avec une délégation nigérienne.

Désormais tout le monde est là, avec une ambition commune : trouver une sortie honorable à un conflit qui n'a que trop duré.

mardi 31 mars 2009

Bulletin d'information n°8 de mars 2009 - NOUVELLES DES POPULATIONS DU NORD NIGER

Le 24 février 2009, l’état d’alerte dans le Nord du Niger a été prolongé pour trois mois.

Mais un espoir de paix se dessine : le 25 février s’est ouvert à Niamey un Forum de la Paix, dirigé par le haut commissaire à la restauration de la paix au Niger, Mohamed Anako, et soutenu par les présidents du Mali et du Niger. Pendant deux jours, les leaders d’opinion des différentes communautés qui cohabitent dans les zones frontalières entre le Niger et le Mali, notables touaregs, songhaïs, peuls, arabes et toubous, se sont réunis à Niamey pour évoquer les problèmes endémiques de la zone sahélienne depuis une vingtaine d’années : trafics divers et banditisme en tout genre.

libye.png Bien que l’un des objectifs du forum ait été d’ouvrir le dialogue entre le gouvernement nigérien et le MNJ, aucun représentant du mouvement rebelle n’a été invité. Cependant, des responsables de la rébellion ont remis depuis plus d'une semaine leurs revendications à la Libye, sous forme d'un document cadre de négociations comportant les conditions du retour à la paix durable au Niger. La priorité de ces revendications étant la prise en compte de l'intérêt général pour le respect du droit et des libertés de chacun. Selon nos sources, les rebelles accueillis en délégation à Tripoli, tout particulièrement le FPN, mouvement dissident du MNJ, défendront prioritairement les droits légitimes du peuple, l'objectif étant que cela ne soit pas une rébellion de plus. Selon l’hebdomadaire indépendant de Niamey « Le Républicain », le président Tandja aurait demandé à Mouammar Kadhafi de « s’investir à fond pour le règlement de la situation ». Après le passage au Niger de Nicolas Sarkozy les autorités nigériennes devraient être disponibles pour entamer des pourparlers.

Pendant ce temps, la population du Nord du Niger espère et bénéficie d’une période calme, les FAN et le MNJ ayant cessé tout combat.

De nombreux habitants d’Iférouane sont rentrés dans le village qu’ils avaient fui, terrorisés par les sévices que leur infligeaient les FAN. Les soldats occupent toujours Iférouane mais ne commettent plus d’exactions envers la population ; ils obéissent aux ordres gouvernementaux, ce qui peut laisser à penser qu’auparavant aussi, quand ils enchaînaient les exactions, ils obéissaient aux ordres.

Si les civils profitent d’une trêve dans les combats, ils n’en sont pas moins confrontés à des conditions de vie quotidienne de plus en plus difficiles : misère, problèmes d’eau récurrents dans le bidonville d’Arlit, état sanitaire catastrophique des enfants à Arlit (une énorme poussière transportant une pollution chimique et radioactive), épidémies de méningite et de rougeole.

Targuinca a donné 3000 euros dernièrement pour une distribution de nourriture aux familles des enfants parrainés. Chaque famille a reçu 50 kg de mil, 50 kg de riz, 5 litres d’huile et du thé. En outre, environ 30 familles sans ressources, ayant des enfants scolarisés à Arlit mais non parrainés, ont bénéficié de 25 kg de mil, 10 kg de riz et 2 litres d’huile chacune.

Les fournitures scolaires des enfants ont également été prises en charge.

En France :

Pour pouvoir continuer à soutenir les déplacés dans le Nord du Niger, il nous faut évidemment trouver des financements.

Le dimanche 22 mars, un concert donné par l’orchestre et la chorale de St Marcel a eu lieu en l’église St Jean-Baptiste de Gamilly à Vernon, au bénéfice de Targuinca. L’église était pleine, le concert a été très apprécié. La quête, effectuée pour aider à l’opération de Fatimata ( peut-être finalement possible) ou pour les soins à des enfants malades, a rapporté la somme de 495euros 44. Merci à Hamida qui a pris l’initiative de ce spectacle, merci à Madame Pinto, chef d’orchestre qui a proposé la dotation pour Targuinca.

Le 4 avril, à la salle polyvalente d’Houlbec-Cocherel, Anne et Annick organisent un nouveau bal Renaissance et une expo-vente d’art et d’artisanat.

Venez nombreux, plus que jamais nos amis touaregs ont besoin de notre soutien.

mercredi 11 mars 2009

Un front patriotique pour la paix au Niger

Source : site du Front Patriotique Nigérien

Communiqué du FPN : "Création du Front Patriotique Nigérien" du 10 mars 2009

.logo_t.jpg Mars 2007, Mars 2009. Depuis deux ans déjà, une nouvelle rébellion embrase la partie septentrionale de notre pays. La gestion de ce conflit par le gouvernement nigérien ainsi que les violences aveugles qui en ont découlé ont favorisé le développement, l’intensification et la radicalisation de la lutte armée devenue alors à nos yeux une alternative légitime.

Le constat est aujourd’hui amer: des centaines de vies humaines sacrifiées, la destruction complète du capital productif des populations concernées dont chacune des parties en conflit prétend vouloir assurer le bonheur. C’est aussi la paralysie totale du tissu économique de l’ensemble de la région nord du pays et surtout la prise en otage de toute une population livrée à elle-même, subissant quotidiennement les affres de la guerre et du mépris.

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samedi 21 février 2009

Bulletin d'information n°7 de janvier-février 2009 - NOUVELLES DES POPULATIONS DU NORD NIGER

Demenagement_thumb.jpg Le 21 décembre 2008, les partisans du président Tanja ont proposé au Parlement une transition politique de trois ans, du 22 décembre 2009 au 22 décembre 2012 : pendant cette période, Mamadou Tanja piloterait un gouvernement « d’entente nationale ». En réaction, pour lutter contre une possible prolongation du mandat présidentiel, le 30 décembre, une vingtaine d’ONG et de syndicats nigériens ont créé à Niamey le « Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques » (FUSAD). A la mi-janvier, quelques combats ont eu lieu dans le Nord, dans les zones de Tamazlakh et d’Elmiki, entre le MNJ et les FAN. Deux hélicoptères des FAN ont lâché des bombes. A notre connaissance, il n’y a pas eu de victimes civiles.

Actuellement, des hélicoptères survolent quotidiennement la bordure du massif de l’Aïr pour repérer les rebelles du MNJ. De temps à autre, ils lancent des roquettes, terrorisant les civils disséminés en brousse.

De retour d’Agadez, un membre d’une ONG amie nous a dit que tous les villages de l’Aïr ont été désertés par leurs habitants, dont la majeure partie a fui vers les bidonvilles d’Arlit ou d’Agadez ou la frontière algérienne, tandis qu’une faible proportion s’est cachée en brousse. Seuls les habitants de Timia sont restés dans leur village. Ils subissent des pressions visant à les faire partir : exécutions arbitraires de responsables officiels…

Cependant, 60 à 80 habitants d’Iférouane, essentiellement des responsables officiels et des jardiniers, sont retournés dans leur commune pour voir l’état des lieux, faire un bilan, envisager des réparations et une réinstallation progressive de la population. Mais tout a été pillé : maisons, moteurs pour les pompes à eau, matériel de jardinage… Tout est à reconstruire.

Pendant que certains peinent à se procurer une bâche en plastique et une mesure de mil, un chantier absolument pharaonique se prépare.

La firme française AREVA a obtenu le marché pour le gisement d’uranium d’Imouraren, l’un des plus grands au monde. 66,65% des bénéfices de l’exploitation reviendront à AREVA, 33,35% à l’Etat du Niger. Le démarrage de la production est prévu pour 2012 ; le Niger deviendra alors le 2e producteur mondial d’uranium.

Quelles seront les retombées économiques pour la population locale ? Elle attend pour juger sur pièces. Les promesses sont mirobolantes : on avance les chiffres de 1,2 milliards d’euros d’investissement initial ; 1400 emplois directs sont prévus, 3000 indirects, ainsi que des réalisations dans le domaine social ( accès à l’eau potable, santé, éducation, transports). Mais à Arlit, selon Almoustapha Alhacen, coordinateur de la société civile d’Arlit, AREVA continue de veiller à ses propres intérêts sans prêter attention aux préoccupations de la population locale qui demande un accès à l’eau potable, des routes bitumées pour amoindrir les effets de la poussière radioactive, un site de maraîchage pour fournir des légumes frais aux habitants, l’embauche des jeunes de la localité confrontés au chômage et à la délinquance. Ces différentes revendications ont déjà été soulevées, « mais elles n’ont malheureusement pas été prises en compte dans le cahier de charges », affirme Almoustapha Alhacen. Saisi par la société civile d’Arlit, le ministre de l’Environnement a pris « l’engagement de mettre en place un cahier de charges et un comité de suivi et d’évaluation ». Le comité a été mis en place en janvier, mais le cahier de charges n’a pas intégré les aspirations des 120 000 habitants d’Arlit, scandalisés par l’attitude des responsables d’AREVA qui refusent de les écouter. « Nous avons sollicité une audience avec la présidente du directoire d’AREVA pour lui exposer nos problèmes afin qu’on puisse se comprendre sur ce que nous entendons par développement durable. Malheureusement, elle n’a pas voulu nous rencontrer », déplore Alhacen.

Le comité de recrutement d’AREVA est basé à Niamey, à l’autre bout du pays, alors que les gisements d’uranium sont dans le Nord. Dans ces conditions, les emplois que créera l’exploitation d’Imouraren profiteront-ils à la population locale ? On peut en douter. En revanche, il est certain que cette exploitation apportera une pollution radioactive et chimique et assèchera la nappe d’eau fossile des grés d’Agadez, la plus importante au Nord du Niger, mettant fin, à moyen terme, aux possibilités de pâturage et à la « cure salée », essentielle pour la santé de tout le bétail du Nord et moment fort de la culture touarègue.

L’association des parents d’élèves d’une école d’Arlit, dont notre partenaire Toudjani a été élu président, demande à Targuinca une aide pour réparer le bâtiment. Le toit, composé de nattes posées sur des murs en banco, aurait besoin d’être partiellement rénové et protégé par de la bâche en plastique pour éviter la dégradation des nattes et des murs lors des pluies. Les parents ont aussi de plus en plus de mal à payer le gardien, 45 euros par mois.

Les secouristes de Gougaram ont également fait appel à Targuinca : beaucoup d’ex-habitants de Gougaram, déplacés en brousse autour de ce qui fut leur village, n’ont pas vu d’infirmier depuis deux ans et nécessitent des soins. L’association a envoyé 200 euros et renouvellera son aide dès que nécessaire.

L'opération de la petite hydrocéphale, Fatimata, n'ayant pu avoir lieu, Targuinca a reversé une partie de la somme qui lui était consacrée à une association locale permettant l'opération de la cataracte d'un habitant de la commune de Tchiro qui avait perdu la vue depuis des mois.

Nous avons par ailleurs accédé à la demande d'un étudiant nigérien touareg exilé dans un pays limitrophe afin qu'il puisse valider sa troisième année d'études supérieure. Il lui manquait 600 euros pour solder ses frais de scolarité et finir son année de licence dans de bonnes conditions.

En France, le 16 janvier, à l’espace culturel Philippe Auguste de Vernon, Christiane Roy et Annick Destiné, représentantes des association APREL et Targuinca, ont organisé une soirée culturelle intitulée : « Touaregs, un peuple, un destin confisqué ». Issouf ag Maha y a donné une conférence, suivie d’un débat, avant de dédicacer son dernier livre : « Le destin confisqué ». L’assistance, une centaine de personnes, a ensuite écouté des poésies touarègues et de la musique traditionnelle, puis a pu s’intéresser à l’exposition « La malédiction de l’uranium » qui dénonce les conséquences de l’exploitation de l’uranium au Niger sur les populations locales, leur environnement, leur santé, leur mode de vie et leur culture. Cette soirée a été très appréciée.

Le dimanche 12 avril 2009, à Nantes, une association amie, La gazelle de Bermo, organise une journée d'information et de concert au bénéfice de Targuinca. Cette journée aura pour but de soutenir les populations civiles déplacées du Nord-Niger. Merci à tous les organisateurs.

jeudi 22 janvier 2009

"Touaregs en détresse", Paris-Normandie du 21 janvier 2009

Touaregs en détresse

Légende : Une soirée émaillée d'intermèdes musicaux et poétiques
L'Aprel (Association pour une réflexion et une expression libre) et l'association Targuinca ont présenté vendredi, à l'espace Philippe-Auguste, une soirée sur les Touaregs.
La conférence-débat était animée par Christiane Roy, présidente de l'Aprel, et Issouf Ag Maha, Touareg réfugié en France, défenseur de la cause de son peuple et soutenu par l'association Targuinca d'Houlbec-Cocherel.
« Ce qui nous permet d'exister et de résister, a-t-il expliqué, c'est notre culture. »
Les Vernonnais, nombreux à s'être déplacés pour cette soirée exceptionnelle, se sont montrés solidaires de la souffrance du peuple touareg, et de la catastrophe humanitaire dans laquelle ils sont entraînés.

Spoliés et chassés

Une exposition sur « La malédiction de l'uranium » montrait les terres sacrifiées pour son exploitation. Lecture de poésie et musique traditionnelle venaient agrémenter le discours.
« L'élément pilier de la culture touareg, souligne Issouf Ag Maha, c'est la poésie. » Du thé saharien a été servi au cours de la soirée.
Dans l'oubli et l'indifférence générale, le peuple touareg continue à être spolié, déplacé, massacré, au nom d'intérêts économiques des grandes puissances mondiales telles la France (implantation de la société Areva sur place) et la Chine. L'uranium, richesse pour les uns, poison pour les autres puisqu'il est radioactif, est la raison pour laquelle on chasse les populations. Le peuple touareg n'a plus de terre où vivre. Les maisons sont brûlées, les animaux abattus, les sols brûlés, l'eau polluée (oasis asséchées). L'exil et l'errance restent le quotidien de ce peuple.

mercredi 21 janvier 2009

Quelques photos de la soirée de vendredi

Merci à Catherine Pales pour ces photos et son article publié dans le journal Paris Normandie du 21 janvier



lundi 5 janvier 2009

Invitation soirée du vendredi 16 janvier à l'espace culturel de Vernon (27)

L'A.P.R.E.L et l’association TARGUINCA présentent

« LES TOUAREG, UN PEUPLE, UN DESTIN CONFISQUÉ »

Soirée du 16 JANVIER 2009 à 20h30 SALLE MAUBERT
ESPACE PHILIPPE AUGUSTE de VERNON
Conférence-débat, poésie et exposition

On a cru, pendant longtemps, que le Sahara était un désert propre à alimenter l'imaginaire chez les amateurs de grandes randonnées. Vide le Sahara? Que non point! s'il est encore peu peuplé, son sol, lui est loin d'être vide: le fer d'abord connu et exploité 2500 ans avant notre ère dans la région d'Agadez, terre des Touareg du Niger, le pétrole à Hassi Messaoud en Algérie, en Lybie, sans doute ailleurs et depuis peu l'Uranium tant convoité par les nations modernes dans leur course au progrès techniques et militaires.

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dimanche 4 janvier 2009

2009 s'annonce.... (les voeux de Targuinca)

L’année 2009 s’annonce et avec elle son cortège de souffrances et de drames humains. Lentement et sans bruit, des populations entières seront à nouveau, spoliées, déplacées, massacrées au nom d’improbables intérêts économiques. Dans leur folle quête d’énergie et de domination, les puissants de ce monde continueront imperturbablement à imposer aux plus faibles l’effroyable loi du talion. Pas plus que l’année précédente l’humain ne sera pris en considération en cette année qui commence. Dans de très nombreux pays du monde des peuples luttent chaque jour pour leur survie, pour sauvegarder leur droit légitime à vivre libre et sans servitude sur le sol qui les a vu naître.

Les Touareg au nord du Niger et du Mali bien sûr, mais aussi les Tibétains, les Palestiniens, les Indiens et combien d’autres… Chacun avec ses moyens s’organise et tente de résister face au géant aveugle qui les méprise.

Certains ont opté pour la voie non violente d’autres ont fait le choix des armes, dans tous les cas le combat est injuste et certainement voué à l’échec. A l’heure même où dans le nord, les riches tremblent déjà à l’idée de voir leur économie malmenée par la spéculation sauvage, les pauvres du Sud tremblent eux aussi… Pourront ils nourrir les enfants demain ? Ou aller vivre alors que leurs maisons sont détruites, leurs pâturages brûlés, leurs animaux abattus, leur culture bafouée ? L’exil et l’errance seront encore en cette nouvelle année le quotidien de millions de personnes.

En France et ailleurs pourtant des voix s’élèvent, des associations s’organisent et tentent elles aussi, avec de faibles moyens de soutenir les oubliés, ces pauvres qui ne représentent rien et n’intéressent plus personne. Des centaines de bénévoles ont choisi au travers de très nombreuses organisations non gouvernementales d’offrir de leur temps et de leur argent pour faire défendre les intérêts des sans grades, ceux qui n’ont même plus droit à la parole.

A tous ceux là, à ceux qui luttent chaque jour pour survivre, à ceux qui croient toujours au partage, au respect mutuel et la tolérance, aux droits inaliénables de chaque Etre humain à vivre libre et digne sur la terre qu’il a choisi, à toux ceux là nous souhaitons pour cette année 2009 courage et ténacité en voulant croire que malgré tout il est encore possible de rêver à des lendemains meilleurs.